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Mauvaise publicité pour excellente communication

Gleeden-campagneprint062012

Monsieur Barnum l’a dit et bien dit : il n’y a pas de mauvaise publicité.

A priori, c’est complètement contre-intuitif : personne n’aime se voir critiqué à la télé ou dans les journaux. Vos amis, vos proches, vos enfants vont vous voir traîné dans la boue. Et, pourtant, effectivement, il n’y a pas de mauvaise publicité, en tous cas, pas pour une start-up.

Vous pouvez être en train de lancer le service du siècle, si personne ne le sait, votre start-up s’arrêtera très vite. Ils vous faut des clients, et des clients qui payent. Imaginons que vous lancez un service grand public en France (pour l’instant), et prenons quelques hypothèses :

  • Votre marché potentiel : 30 millions de personnes
  • Votre taux de notoriété : 0%

(C’est un bon instantanée de la plupart des start-up au démarrage.)

Maintenant, vous lancez un opération de communication minimaliste mais hautement controversée (un peu comme celle de Gleeden en haut de l’article), et vous l’envoyez volontairement aux journalistes qui vont la détester. Mais attention, allez-y vraiment, visez les intégristes, les intolérants, les vrais de vrais.

Il va se passer la même chose que pour Gleeden, ces journalistes vont se sentir l’obligation de rétablir l’ordre moral en vous condamnant très publiquement (ex: « La fronde de catholiques contre la campagne Gleeden« ). Et peut-être même qu’auprès de leur lectorat, ils vont y parvenir. Réaction en chaîne, prise de position, désobéissance civique, contre-réaction, vous venez de polariser la population.

Même si au final 90% de votre cible initiale vous déteste, les 10% restant sont prêts à vous défendre pour défendre leurs valeurs contre l’oppression de la majorité. Et vous, vous venez de vous faire 3 millions de followers assidus alors que quelques jours plutôt, personne ne s’intéressait à vous.

 

A retenir : Pour qu’on parle de vous, provoquez, choquez, polarisez.